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SOMMAIRE :
•  OPERA ROCK
JEAN-LUC BLANC
•  Mounir Fatmi : La poésie comme arme de résistance
•  THOMAS HUBER - la langueur des losanges
•  Waoohhh !
Le merveilleux dans l'art contemporain: 1er volet
•  D’UNE RÉVOLUTION À L'AUTRE
CARTE BLANCHE
à JEREMY DELLER
•  Expected Mexico unexpected
•  Anthony Caro - Musée des Beaux arts d’Angers
•  Panchounette, la légende
•  Le Château d’Oiron : un cabinet de curiosités contemporain
•  A Bigger Splash avec David Hockney
Un film de Jack Hazan

  OPERA ROCK
JEAN-LUC BLANC


jusqu'au 14 juin 2009
CAPC Musée d'Art Contemporain Bordeaux

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  Mounir Fatmi : La poésie comme arme de résistance


Jusq’au 17 mai au FRAC Alsace
1 Espace Gilbert Estève
67601 Sélestat Cedex.
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  THOMAS HUBER - la langueur des losanges
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jusqu'au 4 janvier 2009 au Carré d'Art - Musée d'Art Contemporain
16 Place de la Maison Carree
Nîmes
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  Waoohhh !
Le merveilleux dans l'art contemporain: 1er volet
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jusqu'au 4 janvier 2009 au CRAC ALSACE
18 rue du Château
68130 Altkirch
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  D’UNE RÉVOLUTION À L'AUTRE
CARTE BLANCHE
à JEREMY DELLER
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Palais de Tokyo jusqu'au 4 janvier 2009
13, avenue du Président Wilson
Paris
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  Expected Mexico unexpected

Jusqu’au 18 janvier, la Maison Rouge est mexicaine ou presque. Le riche couple Isabel et Augustin Coppel présente une sélection de leur collection orchestrée par le double commissariat de Monica Amor, professeur d’art moderne et contemporain au Maryland Institute College of Art et de Carlos Basualdo, conservateur et responsable de la section art contemporain du Philadelphia Art Museum.
« Je considère qu’à trop vouloir définir une collection, qu’à trop vouloir l’expliquer et se limiter à un support ou à une époque, on en perd le processus de fondement et de plaisir. On en perd aussi la cohérence, affirme Augustin. Celle-ci se trouve dans les œuvres car je crois dans le message même de l’art. Avec cette exposition à Paris, je découvre de nouvelles relations entre nos différents artistes car une collection est inépuisable quant à sa capacité à offrir plusieurs lectures et plusieurs points de vus sur ce qu’elle dégage, enferme, propose. »


Poétique, puissante, parfois sombre, souvent emprunte de fragilité, Expected Mexico unexpected parcourt l’art contemporain mexicain en évitant de le réduire à sa simple condition nationale et à ses clichés. L’art est devenu zone de partage, à l’image du monde. A partir de cette idée d’une géographie mobile, l’exposition ouvre un dialogue profond entre artistes mexicains et internationaux.
Salle après salle, la scénographie architecturée par la mexicaine Tatiana Bilbao nous plonge dans la suspension, nous incite à une trêve et un arrêt sur image. Il y a des œuvres flottantes qui ponctuent le parcours comme l’installation-confettis joyeuse de l’américaine Pae White. Elle semble répondre à celle plus dangereuse du mexicain Abraham Cruzvillegas. Une armature en tôle encombrée de boutons de paille serpente, ondule et renvoie le public aux réalités de son époque et de l’économie mondiale. Tranchante.
A côté, l’installation de la brésilienne Rivane Neuenschwander dans laquelle des gousses d’ails attachées à un fil transparent effleurent le sol et se balancent nonchalamment au gré de l’air et de ses agitations. Un paysage se crée, mouvant et précaire, en stand bye. Plus loin, Tatiana Trouvé expose un imbroglio structurel qui découpe l’espace, le fusille, le questionne. Il devient onirique. Il est inquiétant. L’échelle n’est plus humaine et cette forme aux branches tordues dynamite le réel, le plonge dans le trouble, dans le doute. Comme la batterie suspendue de Damian Ortega. Grosse caisse et cymbales sont retenues dans les airs, dans le silence et l’inquiétude de ne plus jamais toucher terre.



En face, l’âne de Maurizio Cattelan est accroupi, lourd, tête baissé. Sa posture l’humanise. Il est posé là, idiot, tournant le dos au public. Peut être est-ce une mise au coin, une mise au ban ou peut être préfère-t-il ne pas regarder le monde, ses dérèglements, sa violence ? Comme Pour lui faire écho, les vanités de Terrence Koh ou celles de Kandell Geers affichent respectivement un squelette face à des miroirs brisés et une enseigne rouge lumineuse DANGER où seul le D ne s’éclaire pas. Le danger est dans la colère. Les vues aériennes de Mexico prises par Mélanie Smith (anglaise, vit et travaille à Mexico depuis 1989) permettent de tout imaginer, à commencer par un cimetière immense, qui s’étendrait à l’infini. Et puis, un zoom pour s’arrêter sur une image, celle de Manuel Alvarez Bravo, l’un des plus grands créateurs de la photographie mexicaine moderne. Un enfant est adossé à un mur. A côté de lui, le masque de la mort, incrusté dans la pierre. Le contraste fait symbole, tandis que les clichés de Graciela Iturbide, l’élève d’Alvarez Bravo, entremêlent poésie, mystère et magie dans des décors où la mort se cache ou s’imagine. Elle dira : « La mort au Mexique est constamment à portée de main : on joue et on pleure avec elle. »


Julie Estève.

Expected Mexico Unexpected
Collection Isabel et Augustin Coppel
A la Maison Rouge jusqu’au 18 janvier 2009.

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  Anthony Caro - Musée des Beaux arts d’Angers
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Anthony Caro,
Jusqu’au 21 septembre 2008
Musée des Beaux arts d’Angers

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du 11 octobre 2008, 22 février 2009
Calais au Musée des Beaux-Arts,
Dunkerque au LAAC
Gravelines au Musée du Dessin et de l’Estampe Originale.


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  Panchounette, la légende

Blanche neige a ses nains, Panchounette a les siens. Des nains de jardin. On les imagine sortir des enclos pavillonnaires, avec pancartes et trompettes, en chantant une comptine, aux artisans du chic, aux institutionnels, aux artistes à rayures, les Mondrian et tous les Buren, et se frayer un chemin, à côté des passages cloutés, une pipe au bec et ricaner dans un coin.

« On pioche, pif paf pif paf
dans la mine des vides greniers, le jour entier
Piocher pif paf
Notre jeu préféré.
Pas bien malin, d’être riche enfin
Si l’on pioche paf pif
Dans les raies, les lignes et les con-cepts
Dans la mine de l’art mineur
Où un monde de diamants brille
On pioche, pif paf
Du matin jusqu’au soir
On pioche paf pif
Tout ce que l’on peut voir
On pioche des bibelots par morceaux
Des briques par quintaux
Pour nous sans valeur sont des trésors, paf pif
Heigh ho, heigh ho
On rente du boulot. »

La bande des nains de jardin Panchounette, c’est un peu comme des Schtroumpfs rock’n’roll, un peu grivois, un peu guignols, habillés de slips kangourous laqués fluos et coiffés de gants Malpa rose bonbon. Une tribu de trublions unis contre le snobisme de l’art, les codes avant-gardistes et les canons esthétiques qui font, soit disant, les grands artistes. Leur slogan ? Collection, kitsch parade, dispersion et surtout humour et dérision. Résultat ? Un nain moqueur qui s’assoie sur des livres, ses rehausseurs, pour se grandir. Un nain noël, le père, avec ses cerfs noyés dans le ciment, qui distribue cadeaux piégés et calambours acides, à tous les détenteurs d’un art suprêmement discursif, prétendument sérieux, supposé fabriqué le goût, le bon, le riche, l’élitaire, en bref l’imposteur. Un nain punk engagé, drapeau au poing, qui brandit, ridicule, un de ses « art is not dead ! ». Un nain pervers, le nain « baiseur » qui enfourche, cigarette et Schtroumpfette gonflable, en gémissant « chut, attends, je suis en pleine introduction à l’esthétique ». Un nain géant, serviette aux épaules, s’en allant à la pêche, s’encanailler, se pavaner de sa hauteur, un mini-grand palmier phallique entre les jambes. Panchounette, c’est bam, paf, pan dans la choune (entre autre), c’est à dire dans le sexe féminin si l’on en croit le patois bordelais. Par extension « chounette » devient tout ce qui est mignon. Et derrière le néologisme, il y a quelques hommes, quelques amis, Frédéric Roux, Jean Yves Gros, Michel Ferrière, Pierre Cocrelle, Didier Dumay, Jacques Soulillou, Christian Baillet et plus si affinités, des garçons pas tellement dans le vent dans les années 70-80, entendez à contre courant, impolis, à la pensée libre. Pendant 20 ans, jusqu’en 1990, ils vont s’amuser à marquer au fer rouge, le territoire de l’art de et avec leur esprit, l’esprit « chounette », entendez un art à contre courant, impoli, libre, qui va piocher dans la culture populaire, l’esthétique de la quincaillerie, du vide grenier, du décoratif cheap, du mauvais goût ou du vulgaire et en faire des trésors de subversion. Le clinquant du pauvre, le bling bling prolétarien, le mal élégant façon crustacé-cendrier se voient hisser au rang de l’art contemporain chic et classe, chasse gardée de la belle élite. Belle ascension. Belle promotion et belle torpille pour l’avant garde de l’époque. Un cerf empaillé punaisé au mur à côté d’une série de slip-cagots technicolor, un piège à souris qui « se tape » un tube de peinture, une copie de sculpture grecque antique qui attend d’être tranchée par une machine de boucher à couper le jambon (« le poids de la culture »), des peintures en canevas où des tigres s’illuminent d’ampoules, des Mickey Mouse dans des cages, qui lisent le Benezit. Bref, tout et n’importe quoi. Tout et n’importe quoi contre le minimalisme de bon aloi. En cow-boy de l’art, les Panchounette font leur loi et assassinent publiquement Mondrian ou Buren, en placardant un peu partout leur faux papier peint façon brique. Quelle différence entre les raies de Buren, les lignes de Mondrian et un papier peint motif parpaing, si ce n’est le discours qui les enrobe ? Même combat contre Lavier et Bustamante dessinés en poules ampoulées. Et idem pour Nam June Paik, inventeur de l’art vidéo mais dindon de la farce pour les sans foi ni loi de Panchounette : un écran télé au fond d’un évier de ménagère sur lequel trône un paquet de Paic citron. Pour Jean-Charles Blais, une plaque épitaphe où est inscrite une blague Carambar pour adulte : « Quelle est la différence entre un Jean-Charles Blais et des hémorroïdes ? » Réponse : « Aucune ! Un jour ou l’autre, tous les trous du cul en ont ! ». On l’aura compris, les Panchounette ne font pas dans la finesse, ni dans la dentelle. Ils font plutôt dans le détail et l’insulte pas gratuite, dans l’objet récupéré et costumisé et se servent du décoratif pour questionner à travers l’art, la société et ses nivellements. Sans rémission et sans compromission, les Panchounette sont restés libres jusqu’au bout, jusqu’à se faire hara-kiri, le jour où les institutions commençaient à s’intéresser de trop près à leur travail, le jour où le succès allait les emmurer. C’était en 1990. « Nous sommes les miroirs du déchet comme vous êtes les déchets du miroir » écrivaient-ils dans leur manifeste. C’était en 1969. Depuis, Panchounette est entré dans la légende.
A bordeaux, une exposition rétrospective, hors institutions, disséminée dans la ville, comme pour rappeler, que c’est dans la rue que les idées se balancent et que l’on fait la révolution.


Julie Estève

Présence Panchounette
Jusqu’au 31 août 2008
Plusieurs lieux à Bordeaux.

Plus d’info : sur le net


Photos: Julie Estève

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  Le Château d’Oiron : un cabinet de curiosités contemporain



Entretien avec Paul-Hervé Parsy, administrateur du Château d’Oiron
A écouter – «double click» sur la flèche verte -

Le Château d’Oiron est à la fois un monument national, donc un lieu d’histoire et un centre d’art contemporain. Comment concevez-vous cette double identité ?


A la Renaissance, le propriétaire du château collectionnait œuvres d’art et objets de curiosités. Le lieu garde aujourd’hui les traces de cet esprit du cabinet de curiosités humaniste. C’est ce qui a conduit à la création d’une collection d’art contemporain autour de ce thème. Il en résulte un ensemble d’œuvres très hétéroclite, représentatif de la diversité des préoccupations actuelles des artistes.
Pensez-vous que s’exprime à travers la globalité du projet une certaine idée du postmodernisme ?



Les artistes qui participent à cette collection semblent s’intéresser dans leurs créations à un champ très vaste de la connaissance, tel que les collectionneurs des cabinets de curiosités d’autrefois.
Le Château d’Oiron ne révèle t-il pas certains aspects propres à l’art actuel ?



Le cabinet de curiosités propose un mode d’exposition particulier. Y est accumulé un maximum d’objets qui dialoguent ainsi avec l’espace environnant. Il suggère l’idée que l’on peut y faire entrer le monde entier. De ce point de vue, il s’oppose à un autre modèle de dispositif muséal, celui du White Cube qui veut la neutralité du lieu dans lequel s’inscrit l’œuvre. Comment au Château d’Oiron est pensé l’espace d’exposition ?


Ce lieu est assez éloigné des centres urbains et isolé dans la campagne. Pensez-vous que cela favorise l’audace et l’originalité du projet d’Oiron ?


Quel regard porte les habitants d’Oiron sur l’installation d’œuvres contemporaines dans un château qui fait partit de l’histoire de leur village ? Et quelles sont vos relations avec eux ?


Château d’Oiron
79100 Oiron
Tel : 05 49 96 51 25
sur le net

Exposition temporaire jusqu’au 30 septembre:
Jimmie Durham – Labyrinth




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  A Bigger Splash avec David Hockney
Un film de Jack Hazan
Ci-dessous la bande annonce.

Nous sommes au tout début des années 70, David Hockney est en pleine crise, suite à une rupture avec Peter Schlesinger, son modèle et amant, il ne parvient pas à terminer «Portrait Of an Artist» qu’il doit présenter à une exposition à New York l’année suivante.
A la limite du documentaire et de l’œuvre de fiction, ce film retrace cette histoire.
Sorti en France en 1974, il revient cette année sur les écrans français.
Plus de trente ans après, son côté sulfureux, son ton, ses vies, semblent désuets. Il n’en reste pas moins un témoignage d’une époque, d’un milieu et de la relation peut être jamais aussi bien rapportée à l’écran d’un artiste entre sa vie et son oeuvre.

Bernard Lalanne.

Le 16 janvier à Paris, Lyon et Lille:
- MK2 Beaubourg à Paris
- CNP à Lyon
- Métropole à Lille
Puis:
- Le César - Marseille 6-fév-08
- Le Mazarin - Aix-en-Provence 20-fév-08
- Café des Images - Hérouville 20-fév-08
- Utopia Toulouse 27-fév-08
- Utopia Avignon 19-mars-08
- MAGIC CINÉMA - Bobigny 26-mars-08
- Utopia Bordeaux 2-avr-08
- Le France - St-Etienne 23-avr-08
- Le Fresnoy - Tourcoing 14-mai-08

(liste non exhausive)
le DVD en septembre 2008.

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