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Sociétaire de la Société Nationale des Beaux-Arts
Sociétaire du Salon d'Automne=>2016
Sociétaire du Salon Violet
Membre de la la Fondation Taylor

Les êtres étranges et l'obscure clarté
Les êtres foisonnent, prolifèrent, grouillent, se multiplient, procréent.
Ils envahissent l'espace.
Ils s'agitent, se démènent, fourmillent, se dépensent.
Ils s'emmêlent, s'entremêlent, s'enlacent, s'étreignent, s'épreignent. Ils se blottissent.
Ils s'enchevêtrent. Ils s'imbriquent.
Ils s'encastrent. Ils s'ajustent. Ils sont entés l'en sur l'autre.

Parfois, les êtres coulent, glissent, fuient... Les êtres s'enfièvrent. Excités, troublés, ils s'exaltent. Ils galvanisent leurs énergies déguisées. Ils dissimulent leurs forces. Ils cachent leur puissance. Ils sauvegardent leurs pouvoirs et les voilent. Ils entrent dans des fureurs secrètes et intenses. Ils frissonnent, frémissent, tressaillent. Leurs corps frénétiques tremblent.

Leurs couleurs peuvent parfois être glauques comme un océan orageux, parfois bleuâtres d'un ciel égaré, parfois roses comme un rocher érodé, parfois violacées.

Sur les voiles, sur leur bonnet, sur leur couronne, émeraudes, aigues-marines, saphirs, topazes, escarboucles, améthystes, rubis, grenats, turquoises, diamants scintillent. Parfois, dans la nuit les êtres allument des torches de résine, semblables à celles des pêcheurs nocturnes qui éclairent la mer au bord de leur barque. Des lueurs phosphorescentes errent.

Dans un espace bouleversé, des flammes dispersées forment une gloire souveraine. Sur les visages, sur les vêtements, les êtres perçoivent une lumière fluide, glissante. L'épaisseur de l'air, la densité de l'atmosphère se confond avec une lumière égarée. Une obscure clarté baigne les corps des êtres.

Assez souvent, les êtres étranges changent de nom. Ils altèrent leur identité. Ils se modifient. Ils bougent. Ils se déplacent. Ils circulent.

Comme des nuages, ils s'étirent, s'allongent, se délivrent, se ramassent, se recueillent, se disloquent, se contorsionnent, se séparent, se rencontrent, se marient, se soudent. Ils s'assombrissent et s'éclairent.

Les yeux des êtres ne se ferment jamais. Attentifs, vigilants, souvent inquiets, parfois effarouchés, les êtres se tiennent aux aguets. Ils observent. Ils surveillent. Ils lorgnent. Ils scrutent. Parfois, sidérés, ils fixent leur regard sur des scènes énigmatiques. Voyants, ils révèlent des secrets flottants.

Certains d'entre eux tiennent un éventail fait de sept plumes. Ils connaissent des techniques de stratégie et de combat.

Dans les tourbillons des nuages, un arbre immense se devine : le pilier du monde, le moyen de la roue de la vie, la colonne primordiale de la galaxie.

Les êtres insolites nagent dans les courants mêlés des eaux ténébreuses et troubles, dans les flux des sèves obscures
Gilbert Lascault
Critique d'Art
France Culture

Impressionnant, familier pourtant, son travail pulvérise une sorte de trouble.
Ses personnages nous regardent droit dans les yeux. Non pour nous troubler, non pour s'imposer, mais pour nous inviter à nous dépouiller de nos carcans afin d'établir un étrange dialogue avec la seule dimension qui leur soit importante; celle de l'Ame.
Alors, l'Inquiet, dépouillé, laisse choir ses angoisses, glisse sur le mirroir avec sérénité et, caché par la toile enduite, laisse aller son émotion d'atteindre les couches profondes de l'être.
Adèle Bessy insinue une fort esthétique blessure... rassurante peut-être.
Affiliée à la maison des artistes
Membre de la fondation Taylor
Membre de l'Académie Mazarine 'honneurs académiques'

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