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Au sommaire :
  L’Intelligence Artificielle dans l’Art
  FIAC 2014, un millésime enchanteur.
  Philippe Scrive. Laissez parler les petits cailloux
  Gabriela Moga Lazar
   L'art du tissage
  Pour un nouveau regard
Marseille-Provence 2013
Capitale Européenne de la culture 2013
  Le Château d’Oiron : un cabinet de curiosités contemporain
  ART PARIS ART FAIR
  A Bigger Splash avec David Hockney
Un film de Jack Hazan
  St’Art 2011
Alexandre Domini, une heureuse découverte.
  MAT MULLICAN - L'autre c'est moi
  DYNASTY

  L’Intelligence Artificielle dans l’Art



Qu’est-ce que l’Art ? Cette question qui occupe une place centrale dans la création contemporaine est et sera toujours l’objet de grands débats. Une nouvelle proposition nous est toutefois présentée aujourd’hui par les chercheurs de l’Université de Rutgers aux Etats-Unis spécialisés dans la relation entre les Intelligences Artificielles et l’Art.

L’Intelligence Artificielle est construite de façon à imiter les fonctions cognitives du cerveau humain. L’IA remplie sa fonction en l’apprenant d’une base de données installée par l’Homme. Si les premières informations sont fournies par ce dernier, les suivantes sont ajoutées par l’IA elle-même créant un système de neurones artificiels ; soit un apprentissage en couches.
Ainsi l’IA peut remplir presque n’importe quelle fonction. Dans le secteur automobile, elle assiste dans la conduite automatique. Dans le secteur de l’énergie, elle aide à réduire et réguler la consommation d’électricité. Sur les smartphones, elles apprennent comment les utilisateurs écrivent pour perfectionner l’auto-correcteur. Mais comment programmer une Intelligence Artificielle à produire des œuvres d’Art était encore resté un mystère pour les chercheurs.

C’est en 2012 que l’Université de Rutgers a lancé le AAIL (Art and Artificial Intelligence Lab). Ahmed Elgammal dirige ce laboratoire qui est spécialisé dans la mise en relation entre l’Intelligence Artificielle et l’Art. Depuis ces débuts, le labo a déjà produit plusieurs types d’Intelligences Artificielles utiles aux galeristes, collectionneurs et assurances. Certaines de ces IA arrivent à classifier des œuvres par périodes, artistes, ou mouvements. D’autres reconnaissent certaines variations très distinctes de traits de pinceaux et arrivent à les associer à des artistes spécifiques. Ainsi ces Intelligences Artificielles peuvent par exemple reconnaître l’authenticité des œuvres.

Mais le labo a également produit un tout autre type d’Intelligence Artificielle, spécialisée dans la création d’œuvres d’Art : les Intelligences Artificielles GAN (Generative Adversarial Networks). Celles-ci arrivent à composer de nouvelles images grâce à une banque d’image avec près de 80 000 peintures occidentales choisies au hasard et datant du 15e siècle au 20e siècle. Jusqu’en 2017, ces IA n’arrivaient à produire que des images composées et non pas des images totalement originales.
C’est alors que ce laboratoire a produit les Intelligences Artificielles CAN (Creative Adversarial Networks). Capables de produire des images esthétiquement intéressantes, CAN est programmé pour composer des images se distinguant complètement des œuvres de sa base de données. Ses images sont donc entièrement ‘originales’, Mais est-ce suffisant pour les inscrire comme œuvres d’art ?

Pour l’historien américain James Elkins ramener la définition d’une œuvre d’art uniquement à son originalité et à son esthétisme comme celles produites par l’IA est un peu réducteur. Il pense que l’Art est bien plus que ça. C’est pour ce dernier, un contexte social, l’expression d’une idée, un message politique. De plus que ferait-on des œuvres de Marcel Duchamp ou celles de Sherrie Levine dont la nature même des œuvres est de copier d’autres artistes (Levine) ou d’utiliser les objets du quotidien (Duchamp) ? Ces œuvres n’étaient pas originales mais elles sont tout de même rentrées dans l’histoire de l’Art pour leur impact.

Cependant, il semblerait que l’aspect esthétique des œuvres ait suffi pour qu’elles soient reconnues par les galeries d’art. En 2017, douze images produites par CAN ont été imprimées sur des plaques en métal et présentées dans « Unhuman : Art in the Age of AI », une exposition dévoilée dans deux lieux : à la STATE Studio Pop-Up Galerie à Los Angeles du 11-15 Octobre 2017 et durant le Art+Event Frankfurt Book Fair à Frankfurt du 3 au 28 Octobre 2017.

Plus qu’un défi aux Hommes, les œuvres produites par l’IA soulèvent la nature même de la créativité artistique. Le génie artistique est-il quelque chose d’inné et propre à l’Homme ou peut-il se traduire par un algorithme ?


Morgane Travers


Plus d'informations:
- Artificial Intelligence Laboratory, Rutgers University cliquez-ici
- James Elkins Entretien avec James Elkins
Visuel:
Exemples d'images générées par l'IA.
© Art and Artificial Intelligence Laboratory, Rutgers University.


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  FIAC 2014, un millésime enchanteur.

Paris capitale mondiale de l’art contemporain, le temps d’une folle semaine avec la FIAC et son programme tous azimuts.
De son vaisseau amiral sous la nef du grand palais et en suivant la Seine pour une "OFF" se situant à la Cité de la mode et du design, elle nous propose un parcours enchanteur, à consommer sans modération.
Mais ne pas oublier tout d’abord que la FIAC est une foire internationale d’art, les galeristes ne sont pas là en exposition. Elle a le mérite de provoquer un regard sur l’art contemporain qui sert l’ensemble de ses acteurs.

Sous la nef, sa sélection internationale offre un large panel de la création contemporaine et moderne ; mais il faut aller au Salon d’honneur et au Niveau 1, sans oublier son "OFF" pour découvrir une effervescence créative beaucoup plus audacieuse.





A voir, tout à côté, sous le Pont Alexandre III la Slick Attitude. Comme elle le prétend, elle essaye d’apporter un autre regard sur l’art contemporain. Nous vous proposons de découvrir les travaux de Imran Mudassar, artiste pakistanais à la galerie Emerge.
Ses œuvres trouvent une forte résonance avec la terrible actualité du Moyen-Orient.





Bernard Lalanne

FIAC
GRAND PALAIS & HORS LES MURS
jusqu'au 26 octobre 2014.

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  Philippe Scrive. Laissez parler les petits cailloux

Dans une petite rue charmante de Fontenay-aux-Roses, l’une des rares qui ait survécu aux opérations immobilières qui ont transformé, dans la seconde moitié du XXe siècle, une petite ville accueillante en une banlieue oublieuse, dans cette même rue où vécurent Paul Léautaud et aussi Jacques Rigal, à deux pas de la maison où habita Fernand Léger, et tout près de celle où naquit Pierre Bonnard, un sculpteur poursuit ce combat, si difficile aujourd’hui, d’un artiste engagé contre la prose du monde.



Philippe Scrive vit et travaille – selon la formule consacrée – à Fontenay-aux-Roses, dans une maison-atelier, ou peut-être devrait-on dire une maison-poème. La maison d’une vie, d’une famille, d’une vocation, celle d’un sculpteur. Et si l’on prête l’oreille, on entend, dans chaque pièce, le chant discret des sculptures qui y habitent avec lui depuis plus d’un demi-siècle.

Avec attention et bienveillance, Philippe Scrive donne vie à une collection de cailloux, pierres, branches, ramassés dans les forêts alentour, ou lors de voyages plus lointains. Né au Canada, dans le Grand Nord, là où le paysage impose le respect, il a conservé ce respect pour ce qui est – l’être des choses –, pour la nature et l’architecture qui sait la respecter, pour l’art qui sait habiter l’architecture qui habite la nature, et au travers de tout cela, pour l’homme, celui qui habite en poète et respecte son environnement et son prochain.

Le moment venu, dans son atelier, au fond du jardin, une branche devient figure, un caillou se change en hibou. Ce dialogue, entre Philippe Scrive et ses objets-trouvés, devient vite conversation. Les sculptures ne sont jamais seules, et, si par hasard, un visiteur se trouve là, il pourra lui aussi écouter ce que ces êtres des règnes minéraux et végétaux ont à se dire. Il pourra aussi découvrir soudain, une ruse, une astuce, comme les billes des jeux d’enfants devenues les yeux du hibou.

Les sculptures sont à l’échelle de la maison. Ainsi, les plus grandes sont-elles constituées par l’assemblage de plusieurs morceaux. Ces assemblages sont alors l’occasion de nouveaux jeux. Et si le regardeur voulait modifier l’assemblage ? Un adulte n’oserait certainement pas, mais un enfant pourrait le faire. Et si l’on se trompait lors du montage ? Et si l’artiste lui-même recomposait sa sculpture ? Pourquoi la forme d’une sculpture devrait-elle être figée ? Philippe Scrive laisse faire et défaire, il ne lutte pas contre le temps ni contre les matériaux, mais avec eux et, dans ce jeu, le regardeur ne peut être que complice.

Parfois, les sculptures de Philippe Scrive sont appelées à vivre dans d’autres lieux que sa maison, et cependant toutes naissent dans sa maison. Elles sont d’abord des maquettes, d’argile, de bois, de pierre, déjà vivantes, toujours vraies. Et puis, Philippe Scrive se rend sur place, il travaille de concert avec l’architecte, avec les personnes qui habitent le lieu. Dans ce cas rare, l’artiste ne cherche pas à s’imposer, à signer l’espace où il intervient, il s’inscrit dans la continuité d’une architecture, avec modestie et dignité, comme si l’un ne pouvait aller sans l’autre. Aussi colossale que soit l’intervention, c’est lui-même qui travaille les matériaux, en taille directe, taillant des troncs à tronçonneuse, des blocs de pierre à la disqueuse. Il ne délègue pas le travail, et dès lors, il n’y a plus de séparation entre l’artiste et l’ouvrier, entre le cerveau et la main. Philippe Scrive ne fait pas de grand discours, mais son attitude marque un engagement, une politique, celle d’un individu qui pense à sa communauté quand il agit.

La sculpture réalisée pour la ville de Montreuil, en 1976, montre tout cela. Sa forme traduit l’engagement de l’artiste. D’abord, les gigantesques blocs de pierre, en granit bleu de Vire, ont été taillés par lui-même dans la carrière dont ils étaient extraits. Pas de faux-semblants : les stries caractéristiques des outils utilisés sont toujours visibles. Ces morceaux de montagne, dont il a arrondi les angles, ont ensuite été rassemblés sur la place comme s’ils manifestaient ensemble, se soutenant les uns les autres. De l’eau coule sur la pierre, et la pierre s’érodera peu à peu. Des cascades se forment, et c’est l’occasion pour les enfants de traverser la sculpture. Les amoureux y ont aussi leur place : un banc de pierre, où leur silence aimable est couvert par le clapotis de l’eau.

Petites ou grandes, les sculptures de Philippe Scrive se traversent, elles ne s’opposent pas et parfois-même, elles deviennent de véritables passages. Ainsi le portique réalisé à Dunkerque, en 1982, marque-t-il l’entrée du musée d’art contemporain (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine), comme si l’artiste nous invitait à prendre conscience de cette transition, tout en restant à l’extérieur du musée, au service de l’architecture plutôt que de l’histoire de l’art.

Quelquefois, Philippe Scrive, est allé plus loin encore, fusionnant son œuvre avec l’architecture, à un point tel qu’elle en devient partie-prenante. Ainsi, dans un hall du Centre international des sports, à Gravelines, en 1986, ou encore dans le patio de la caserne Masséna, à Paris, en 1983, c’est le sol lui-même qui a été sculpté. À l’aide d’une structure recouverte de briques, l’artiste, devenu maçon, a réinventé le sol, et la sculpture, devenue horizontale, n’est plus seulement ce que l’on observe à distance, mais ce sur quoi on se déplace, là où l’on se tient débout, assis ou allongé. Bien sûr, on peut songer à certaines sculptures de Jean Dubuffet, comme la Closerie Falbala (1973) ou le Jardin d’émail (1974), mais ici, à la différence de Dubuffet, dont les sculptures prolongeaient un travail de peinture, Philippe Scrive ne signe pas l’espace, ici, ni peinture, ni signature, ni motif, juste un matériau de construction parmi les plus simples, sobres, solides, et modestes.

Quand, la sculpture s’efface derrière l’architecture, quand elle se fait suffisamment discrète, le regardeur peut donner libre-court à son imagination. Avec les sculptures modestes qui peuplent la maison-poème de Philippe Scrive, comme avec ses sculptures discrètes qui deviennent des architectures, l’important n’est pas tant l’objet que celui qui le regarde, et l’art et la vie se confondent, pour laisser place à la rencontre.


Jean-Philippe Peynot
Nov.2013
visuel : Philippe Scrive dans sa maison à Fontenay-aux-Roses. © Photo : Fabrice Peynot









Le site de Philippe Scrive

NDLR - Jean-Philippe Peynot est architecte et artiste et il poursuit actuellement une recherche en philosophie de l’art sur le thème de la mesure dans l’art contemporain.
Il a effectué une résidence d'artiste au Can Xalant - Centre de Création Contemporaine à Mataró (Proximité de Barcelone)
Il est l'auteur de deux livres :
- Bernar Venet. 1 pour 1 París: Editions Archibook, 2008
- Tàpies. 1, 2, 3: Bang ! París:
Editions Archibook, 2006

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  Gabriela Moga Lazar
   L'art du tissage

Gabriela Moga Lazar artiste roumaine (1926-2012) a consacré toute sa vie à l’art du tissage. Ses tapisseries aux motifs intemporels ont toujours été imprégnées d’une forte modernité. Son travail laisse une riche production d’oeuvres alternant le vide et le plein dans un plan vertical pour faire ressortir les thèmes et signes ancestraux issus d’une culture traditionnelle en y apportant un regard contemporain, en les dépouillant de tous superflus et artifices, en allant à l’essentiel, pour mieux sentir leurs essences, leurs forces qu’ils portent en eux depuis des millénaires.

Son art, s’est aussi exprimé dans la réalisation de portrait. Ses pièces témoignent d’une grande rigueur technique, s’approchant de la peinture figurative.

L’artiste a eu de nombreuses expositions en Roumanie et en France et certaines de ses œuvres sont dans des collections particulières ou de musées roumains.

La tapisserie en Transylvanie, région originaire de l’artiste, est une pratique coutumière. Elle était pratiquée dans tous les foyers autant pour des besoins domestiques qu’ornementaux ; de petits tapis et autres pièces y entouraient les icônes entre autres.
Suite aux aléas de l’histoire tourmentée de ce pays, sa famille a été contrainte de quitter la Transylvanie et de se rendre à Iasi, capitale de région Moldave roumaine. Gabriela Moga Lazar y deviendra professeure d’art au lycée pédagogique en charge de former les futurs enseignants et à l’Ecole populaire d’art.
Sa rencontre avec des membres du musée ethnographique d’Iasi a marqué une étape significative dans sa créativité. Suite à ces échanges, l’artiste a pu approfondir la signification de ces motifs et symboles séculaires.

Au même titre que la palette d’un peintre, elle possédait sa propre gamme de couleurs de laine, qu’elle teignait elle-même.
Ses pièces étaient élaborées d’après ses propres croquis sur un simple métier à tisser vertical. Ses compositions aux formats modestes sont composées de formes géométriques stylisées, équilibrées par la disposition d’un choix de couleurs harmonieuses ou le vide et le plein se succèdent dans la trame. Pour certaines, leurs plasticités procurent une réelle portée onirique.

Dans son expression figurative, elle a remis à jour l’art du portait en tapisserie. Son œuvre « Du Chaos…. » (Portrait d’Eminescu, poète roumain – 190cm x 126cm) témoigne de sa totale maîtrise de la technique. Son réalisme porte une force esthétique majeure. Dans les portraits plus intimistes de ses proches une expressivité ce fait jour. Elle laisse apparaître sa forte générosité et sensibilité. A noter qu’elle a réalisé en hommage à la culture française deux portraits consacrés à Victor Hugo et Balzac.

L’art de la tapisserie bien qu’il ait eu en France ses années de gloire avec les tapisseries de Jean Lurçat est aujourd’hui dans le paysage de la création contemporaine sous exposé. A mi-chemin entre l’artisanat et la création, entre l’art-décoratif et les beaux-arts, il est temps de porter un nouveau regard sur ses créateurs.

L’oeuvre de Gabriela Moga Lazar est riche d’un savoir et d’un savoir faire.
Comme on pu le constater les visiteurs à sa dernière exposition à la galerie « Art& Events », située à côté du Centre Pompidou, courant mars 2013.
Il se dégageait de cet accrochage d’un ensemble d’œuvres représentatif de son travail une puissance poétique indéniable.
Nous avons la possibilité de retrouver ses créations et de se laisser transporter dans son univers lors de ses deux prochaines expositions fin juin 2013 ; du 17 au 25 juin à l’Institut Culturel Roumain, Ambassade de Roumanie et du 26 juin au 3 juillet 2013, l’Association Est Francophone lui organise une exposition à la Maison des Associations de Paris 7ème.



Bernard Lalanne

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  Pour un nouveau regard
Marseille-Provence 2013
Capitale Européenne de la culture 2013

Le 12 janvier 2013, Marseille ouvre son édition de Capitale européenne de la culture 2013. Elle partage ce titre avec la ville de Košice en Slovaquie.

Pour être exact, l’appellation est Marseille-Provence. Comme si la 3ème ville française ne pouvait elle-même porter la totalité de cet événement ; ou alors est-ce sa faconde légendaire qui l’a poussée à réunir tout un territoire ?
Avec Aix-en-Provence, Arles, La Ciotat entre autres, c’est plus de 90 villes qui bénéficient du label.

Cet événement culturel réunit tous les ingrédients pour être un succès: des manifestations populaires aux manifestations culturelles plus élitistes, de la réhabilitation à la création de nouvelles structures, etc…

L’enjeu politique (ici et peut être plus qu’ailleurs) d’inscrire notamment Marseille dans une nouvelle histoire et un nouveau regard revêt une importante majeure.

Si nous ne doutons pas aux vues du programme de cette réussite, nous sommes dans l’expectative quant au devenir de cette volonté.
Alors à l’aube de l’ouverture des projecteurs, nous émettons le vœu que nos amis Marseillais et Provençaux prennent exemple auprès des lillois. Pour ces derniers, Lille 2004 était un commencement et depuis ils n’ont eu cesse de confirmer leurs engagements.


Bernard Lalanne

Pour découvrir le programme, cliquez-ici.

Visuel: Installation scénographiée de Stéphan Muntaner pour la CCI Marseille Provence ©Thomas SERRIERE

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  Le Château d’Oiron : un cabinet de curiosités contemporain



Entretien avec Paul-Hervé Parsy, administrateur du Château d’Oiron
A écouter – «double click» sur la flèche verte -

Le Château d’Oiron est à la fois un monument national, donc un lieu d’histoire et un centre d’art contemporain. Comment concevez-vous cette double identité ?


A la Renaissance, le propriétaire du château collectionnait œuvres d’art et objets de curiosités. Le lieu garde aujourd’hui les traces de cet esprit du cabinet de curiosités humaniste. C’est ce qui a conduit à la création d’une collection d’art contemporain autour de ce thème. Il en résulte un ensemble d’œuvres très hétéroclite, représentatif de la diversité des préoccupations actuelles des artistes.
Pensez-vous que s’exprime à travers la globalité du projet une certaine idée du postmodernisme ?



Les artistes qui participent à cette collection semblent s’intéresser dans leurs créations à un champ très vaste de la connaissance, tel que les collectionneurs des cabinets de curiosités d’autrefois.
Le Château d’Oiron ne révèle t-il pas certains aspects propres à l’art actuel ?



Le cabinet de curiosités propose un mode d’exposition particulier. Y est accumulé un maximum d’objets qui dialoguent ainsi avec l’espace environnant. Il suggère l’idée que l’on peut y faire entrer le monde entier. De ce point de vue, il s’oppose à un autre modèle de dispositif muséal, celui du White Cube qui veut la neutralité du lieu dans lequel s’inscrit l’œuvre. Comment au Château d’Oiron est pensé l’espace d’exposition ?


Ce lieu est assez éloigné des centres urbains et isolé dans la campagne. Pensez-vous que cela favorise l’audace et l’originalité du projet d’Oiron ?


Quel regard porte les habitants d’Oiron sur l’installation d’œuvres contemporaines dans un château qui fait partit de l’histoire de leur village ? Et quelles sont vos relations avec eux ?


Château d’Oiron
79100 Oiron
Tel : 05 49 96 51 25
sur le net

Exposition temporaire:
Beste, Bestiaux & Bestioles
du 3 juillet au 2 octobre 2011



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  ART PARIS ART FAIR

ART PARIS ART FAIR l’événement parisien pour le marché de l’art moderne et contemporain au printemps, revient au Grand Palais du 28 mars au 1er avril 2013 et met à l'honneur la Russie en lui consacrant une plateforme centrale accueillant une dizaine de galeries venues de Moscou, Saint-Pétersbourg, Rostov-sur-le-Don et Vladivostok tandis qu’une quinzaine de galeries européennes présentent leurs artistes russes.
ART PARIS ART FAIR 2013 confirme sa singularité avec cette promotion fortement marquée vers l'Est Européen.



Pour cette édition 2013 c'est 144 galeries de 20 pays (57% de galeries françaises et 43% de galeries internationales), dont 74 nouvelles participations, un nouveau secteur « PROMESSES » dédié à la promotion de jeunes galeries ayant moins de cinq ans d’existence et n’ayant jamais exposé à la foire, et une zone ARTDESIGN consacrée à l’exploration des liens entre design et art contemporain.

Malgré un climat ambiant teinté d'une certaine morosité, souhaitons qu'ART PARIS ART FAIR poursuive son développement et confirme son statut de foire européenne majeure.




ART PARIS ART FAIR
du 28 mars 2013 au 1er avril 2013
Sous la nef du Grand Palais
Paris
sur le net


visuel: Claude Tétot - Galerie Jean Fournier
sans titre - 2011 - 170 x 200 cm - huile sur toile

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  A Bigger Splash avec David Hockney
Un film de Jack Hazan
Ci-dessous la bande annonce.

Nous sommes au tout début des années 70, David Hockney est en pleine crise, suite à une rupture avec Peter Schlesinger, son modèle et amant, il ne parvient pas à terminer «Portrait Of an Artist» qu’il doit présenter à une exposition à New York l’année suivante.
A la limite du documentaire et de l’œuvre de fiction, ce film retrace cette histoire.
Sorti en France en 1974, il revient cette année sur les écrans français.
Plus de trente ans après, son côté sulfureux, son ton, ses vies, semblent désuets. Il n’en reste pas moins un témoignage d’une époque, d’un milieu et de la relation peut être jamais aussi bien rapportée à l’écran d’un artiste entre sa vie et son oeuvre.

Bernard Lalanne.

Le 16 janvier à Paris, Lyon et Lille:
- MK2 Beaubourg à Paris
- CNP à Lyon
- Métropole à Lille
Puis:
- Le César - Marseille 6-fév-08
- Le Mazarin - Aix-en-Provence 20-fév-08
- Café des Images - Hérouville 20-fév-08
- Utopia Toulouse 27-fév-08
- Utopia Avignon 19-mars-08
- MAGIC CINÉMA - Bobigny 26-mars-08
- Utopia Bordeaux 2-avr-08
- Le France - St-Etienne 23-avr-08
- Le Fresnoy - Tourcoing 14-mai-08

(liste non exhausive)
le DVD en septembre 2008.

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  St’Art 2011
Alexandre Domini, une heureuse découverte.

Il c’est tenu du 25 au 28 décembre 2011, la 16ème édition de la Foire Européenne d’Art contemporain de Strasbourg. St’Art avec ses 25000 visiteurs est la première foire Française hors Paris.

Toujours dans les chiffres, cette foire réunissait 90 galeries de divers horizons français et européens.
Si dans l’ensemble les œuvres exposées étaient de bonne facture et abordables (compte tenu de l’état des bourses des amateurs) ; très peu de galeries se sont mises en danger avec des œuvres demandant aux visiteurs un effort de lecture. C’était du bon conventionnel, exception faite, il en faut toujours une, la Galerie 2C, sise à Richwiller (à proximité de Mulhouse), avec les créations de Franco Ciliento et Alexandre Domini.


Ce dernier avec la série C.E.S, quatre cubes, de diverses et modestes dimensions, remplis de blocs de Post’It, posés à même sur le sol, interpellait le regard pour peu que celui-ci s’y posait.
Il faut tout d’abord souligner la prise de risque de la galerie 2C, même si son fonctionnement est atypique, cela relève du mécénat.

Alexandre Domini, encore qualifiable de jeune artiste est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Besançon. C.E.S pour "Cogito Ergo Sum", "je pense donc je suis" de René Descartes. "Je pense donc je suis" résumé par des Post’It vierge de toutes inscriptions comme métaphore. Cet objet quasi omniprésent sur nos bureaux est ici détourné par l’artiste de sa fonction usuelle pour rentrer dans un champ lyrique.
Cependant, C.E.S ne se résume pas à cette description, c’est aussi un bel objet. Bloc en verre moulé, recouvert d’un miroir gravé, portant l’abréviation C.E.S, un nombre indiquant le nombre de feuilles de Post’It contenu dans le cube et un logo RD, ressemblant étrangement au logo copyright. Une finition digne des métiers d’art témoigne aussi d’un autre détournement de l’artiste, du bel ouvrage à l’œuvre d’art. Comme d’autres mais avec un certain talent, il joue et transforme les codes de notre société de consommation et de spectacle.
Mais, C.E.S prend une tout autre ampleur quand on le rapproche des autres travaux de l’artiste. Ce n’est pas un ovni, il fait parti intégrante d’une démarche artistique. Une recherche plasticienne basée sur la répétition, la multiplication d’un geste, d’un rendu, d’une vue, d’une pensée.
Rencontrer ce type d’œuvres dans cet univers, voilà l’une des bonnes surprises de cette foire.
Pour la petite histoire, si l’artiste a suscité des curiosités, il n’a pas trouvé d’acquéreur.


Bernard Lalanne


C.E.S a obtenu le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC de Franche-Comté.
C.E.S 10500 – 165 mm x 165 mm – H. 72 mm
C.E.S 5400 – 228 mm x 228 mm – H. 177 mm
C.E.S 4200 – 152 mm x 152 mm – H. 101 mm
C.E.S 4050 – 228 mm x 228 mm – H. 42 mm


Photo : Copyright Alexandre Domini 2011.

Site de l’artiste
site de la Galerie 2C

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  MAT MULLICAN - L'autre c'est moi


jusqu'au 19 septembre 2010
I.A.C.
Institut d'Art Contemporain
Villeurbanne / Rhône Alpes

Sur le net

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  DYNASTY


jusqu'au 5 septembre 2010
PALAIS DE TOKYO
MUSÉE d'ART MODERNE DE PARIS

Sur le net

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