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Rencontre avec Hiroya au Chelsea Hotel
Nous vous présentons ci-dessous un témoignage d’une internaute faisant suite à notre article sur HIROYA et le Chelsea Hotel à New-York.
Si vous aussi, vous avez des rencontres, des sujets, des témoignages que vous désireriez faire partager, contactez-nous.


Suite à une de mes lectures sur le site « art-contemporain.com », j’ai été surprise de découvrir un article consacré à un artiste contemporain américain, Hiroya. En effet j’ai fait sa rencontre il y a trois ans à New-York, et j’ai trouvé intéressant de vous faire partager ce moment très pétillant.
Etudiante en histoire de l'art, je me suis toujours intéressée à l’art contemporain. Et c'est à travers mes voyages que j’ai pu découvrir de nombreux artistes, et plus précisément à
New-York.
Depuis plus de trois ans, j'ai travaillé à titre personnel sur l'art et la société new-yorkaise. Louise Bourgeois, Ultra Violet, Hiroya, sont des figures artistiques que j’ai pu rencontrées.
Cependant, l’une de mes rencontres les plus particulières fut celle d'Hiroya, particulière en effet, par rapport aux circonstances, au lieu intemporel.
Ce fut lors d'un vernissage, d'une artiste française, Isabelle Gotkiewicz, que je découvris le Gershwin Hotel, entre Park et Madison Avenue, et qu'Hiroya, vint à rencontre, pensant que je fus une journaliste…
Il me présenta tout de suite son travail, en me dévoilant tous les étages de l'hôtel, où dans la quasi totalité des cas, ceux-ci sont consacrés aux artistes contemporains. Chaque étages sont couronnés d’œuvres d'Andy Warhol, Billy Name, Keith Haring.
Dans le hall, trône une importante sculpture de Roy Lichtenstein, et enfin une autre salle est consacrée à de nouveaux artistes.
Cependant la plus grande partie du travail d'Hiroya, est une grande bâche, représentant un personnage, qui recouvre toute la façade murale externe de l'hôtel ; Hiroya serait il le nouveau Warhol de New York ?
Après cette visite assez étonnante, Hiroya me proposa d’aller visiter son atelier dans le district de Chelsea , et plus précisément au Chelsea Hotel, « temple » des excentriques, des artistes, des dandys, qui s’est amorcé au début des années soixante, mais qui existe depuis la fin du XIX ème siècle.
Que dire à minuit ? Je pris le risque d’y aller, car je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion ; on ne rencontre pas facilement les artistes du Chelsea Hotel, tant certains ont été trop médiatisés, et sont par conséquent moins accessibles….
Ainsi, dans un esprit différent, le Chelsea Hotel semble n’avoir jamais changé de style depuis les années soixante, même les clients ou les résidents ont tous une personnalité et détonent de la monotonie. La musique résonnent de partout, les gens sortent et rentrent de chambres en chambres, à se demander, s’ils se connaissent tous, ou si c’est bien un hôtel !
A nouveau je découvris l’hotel étages par étages, où étaient accrochées certaines œuvres, dont celles d’Hiroya, tel que nous pouvons le voir sur une des photos ci-jointes.
La visite se poursuivie dans l’atelier, dont la porte d'entrée reflétait bien l’état d'esprit d’Hiroya ; un panaché de dessins de ses amis, de ses enfants, des photos polaroid, mélanges de rires, sourires et grimaces, bref une tranche de vie exposée sur le seuil d’une porte.


L’atelier, enfin, était composé de nombreuses toiles, dont la plupart cachées sous des draps blancs ; ma curiosité s’arrêta dans cette pièce aux tons vert virant au fluorescent , bien accentué par le biais des néons.
Sur un fond de musique des Stones,…et oui on ne déroge pas à la réputation du Chelsea, je quittais l'hôtel, ravie d’avoir rencontré un artiste « chelseapeople », dont la gaieté et le sourire permanent se reflétait vivement dans ses œuvres.
Je n’ai pas gardé contact avec l'artiste, mais cette rencontre restera un de mes meilleurs souvenirs, car j’ai traversé différentes ambiances , et j’ai pu découvrir d’autre supports artistiques autres que les galeries d’art, ceux qui par conséquent aura aboutit à un sujet de recherche .

Marie-Amandine Milossis.

Pour découvrir Isabelle Gotkiewicz, cliquez-ici