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Lever de rideau sur le second volet d’Homo Economicus - Zones de productivités concertées au Mac/Val | ||
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Un an après son ouverture, le Mac/Val propose dans ce second volet d’Homo Economicus d’interroger la question de l’activité, de la production et de l’échange. Ce cycle de vingt et une expositions monographiques réparties en trois chapitres sur la saison 2006-2007, accueille du 2 février au 29 avril six artistes infiltrant cette zone d’échange. Cette exposition est en résonance avec le nouvel accrochage des œuvres de la collection s’articulant autour de la présence humaine, de la figure et de l’être au monde. ![]() Tel que le souligne Frank Lamy, chargé des expositions temporaires : « L’art est, de tout temps, une caisse de résonance des questions de société… En réunissant des univers artistiques qui, à un moment de leur processus, mettent en œuvre des questionnements économiques (le travail, l’échange, la production, le stock, l’activité, la fonction, les flux, l’atelier), ce n’est pas tant à des développements thématiques que ce cycle d’exposition convie le visiteur, mais à une analyse décalée. ». ![]() Tous droits de reproduction interdit. A qui appartiennent ces images, qui a un droit de regard sur celles-ci ? Raphaël Boccanfuso se place dans ce système économico culturel et dénonce cette société de contrôle de l’image. Ses photos brouillent, pixellisent l’Arche de la Défense, la Géode, la Pyramide du Louvre. En dénonçant ce contrôle de l’image, il distribue gratuitement des cartes postales de ses clichés aux visiteurs du Mac/Val. Prônant la liberté de création, il dénonce également la dégradation de l’être© en avoir©, court-circuite les paradoxes, déjoue les règles et affirme la liberté de l’artiste. ![]() Daniel Firman gravite en suspens. Visages cachés, actions interrompues, rapports d’équilibres, l’artiste envisage le corps dans ses relations à l’espace à travers ses Scattering-Gathering (Dispersion-Accumulation). Ses sculptures réalistes de personnages posant dans des situations burlesques, évoquent la chute des corps et du décor. Un coffre fort écrase un frigo figurant l’inéluctable marche de la société de consommation… ![]() Rock is dead. Instruments de musiques morts, entassement de bouteilles frigorifiées, les scènes hyperréalistes d’Elodie Lesourd revisitées et empruntées (Claude Lévêque, Christoph Büchel) sont comme l’aveu d’un acte de décès d’un univers. Selon les propos de Fabrice Tricou, économiste auquel a fait appel Alexia Fabre, conservateur en chef du Mac/Val : « Elodie Lesourd aborde le commerce de la mort du rock par des procédés de post(mortem)-production, c'est-à-dire l’accélération d’un cycle économique qui écourte la vie des produits (consommés frénétiquement) tout en les retraitant en remakes ». Sandrine Diago Informations pratiques: Homo economicus/Zones de productivités concertées/Volet 2 De 2 février au 29 avril De 12h à 19h tous les jours sauf le lundi. Nocturne le jeudi jusqu’à 21h Mac/Val Musée d’Art contemporain du Val-de-Marne Place de la Libération 94404 Vitry-sur-Seine cedex tél : 0143916420 sur le net | ||
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