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«Journées de pierres» de Claude PERDEREAU
Exposition de photographies de Claude Perdereau dans le cadre des 2ème Rencontres Internationales d’Art Contemporain de Chizè.

Photos d’un homme libre contrairement à ses sujets.
Homme libre, le photographe Claude Perdereau l’affiche avec une émouvante sincérité. Libre de religion, Libre de pensée, Libre de ses choix.

Claude Perdereau a choisi de témoigner à travers son objectif. Témoigner de la guerre, de la pauvreté, de la violence. Témoigner que tout homme porte en lui l’entière condition humaine.

Ces photos, il les réalise lors de ses voyages dans des zones dites à risques, car certainement l’humanité y est plus réelle, plus authentique.
Mais il ne se contente pas de prendre, de flasher. Ces photos sont issues de l’intérieur, leur donnant toute leur force. Cet intérieur est aussi un intérieur vécu. Le sujet est un ami, une connaissance, un voisin, une rencontre. Il s’immerge, il vit, il partage leurs quotidiens. Il est avec eux dans leurs joies et leurs souffrances.

L’exposition présentée à Chizè, intitulée «Journées de pierres», référence à l’Intifada, est issue d’une série de voyages dans la bande de Gaza en territoire palestinien, réalisés ces trois dernières années.
Il est l’un des rares occidentaux à partager le quotidien des habitants des camps et villes de Khan Younis, Sufah, Abasan, Rafah, fait de tirs, d’arbitraire, de contrôles humiliants, de privations de liberté et de biens, mais aussi et surtout de vie.
Comme il dit lui même : «Mon traitement s’éloigne volontairement du sensationnel, du char et du soldat, toute chose dont on nous abreuve, mais parle de l’Humain, le semblable à nous tous, plongé dans une situation détestable : la guerre et l’occupation. Sans en oublier les causes, c’est la conséquence qui me dirige.»

La quarantaine de photos en N/B (30x40) exposées à Chizè sont issues d’une sélection de plus 800 photos.

Le choix du Noir et Blanc n’est pas là pas pour dramatiser, mais pour fixer nos regards sur ces portraits et scènes. Pour la petite histoire prouvant l’honnêteté de la personne, il avoue se trouver mauvais en couleur.

Bernard Lalanne


2ème Rencontres Internationales
d’Art Contemporain de Chizé.
Du 23 au 26 juillet 2004



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Légende du visuel « Thè », Claude Perdereau.